Se projeter dans le métavers
La bataille se joue désormais sur les contenus, sur lesquels Microsoft paraît idéalement positionné. Depuis 2018, il a placé sous sa coupe plus d’une vingtaine de studios de développement. Une politique de rachat qui lui permet « d’alimenter son Game Pass avec des licences fortes, et le groupe dispose d’énormément de liquidités pour se le permettre », souligne Julien Pillot. Au 18 janvier, il était valorisé 2 270 milliards de dollars. Il peut aussi jouer sur les mécanismes des exclusivités sur les titres qu’il détient pour être sûr d’attirer les utilisateurs dans ses filets.
Mais il se projette déjà au-delà, dans le métavers, cet univers virtuel dans lequel de nombreuses entreprises parient que nous serons immergés dans les années à venir, pour échanger, travailler, nous divertir ou même acheter des biens. Facebook, en se rebaptisant Meta à la fin 2021, en a fait un axe fort de son développement futur. Microsoft entend bien rester également aux avant-gardes de ce qui pourrait être la prochaine génération de l’Internet et dans laquelle les acteurs du jeu vidéo – en raison de leur savoir-faire dans les univers immersifs – joueront un rôle majeur. Ce qui pourrait justifier le montant déboursé pour acheter Activision.

















