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Si une solution à l’amiable ne se dessine pas, « il faudra penser soit à des mesures coercitives, soit à des mesures de soutien à nos entreprises sur le sol européen »

 

Si une solution à l’amiable ne se dessine pas, « il faudra penser soit à des mesures coercitives, soit à des mesures de soutien à nos entreprises sur le sol européen »

Si une solution à l’amiable ne se dessine pas, « il faudra penser soit à des mesures coercitives, soit à des mesures de soutien à nos entreprises sur le sol européen », juge Olivier Becht, le ministre français délégué chargé du commerce extérieur. La France est l’un des pays les plus offensifs sur le sujet, et son président, Emmanuel Macron, ne manquera pas de faire valoir ses arguments lors de sa visite aux Etats-Unis la semaine prochaine.

Ces dernières semaines, on l’a entendu vanter les mérites d’un « Buy European Act », quand le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, évoquait la possibilité de porter cette question « devant l’OMC [Organisation mondiale du commerce] ». Thierry Breton plaidait, lui, pour un « fonds européen de souveraineté » : « Les Américains sont nos alliés (…), mais quand les choses ne vont pas entre alliés, il faut le dire », a déclaré, le 23 novembre, le commissaire européen chargé du marché intérieur.

A chaque mesure ses inconvénients
« Dans le contexte géopolitique actuel, il ne faut pas abîmer notre relation avec les Etats-Unis », a prévenu Valdis Dombrovskis, le très atlantiste vice-président de la Commission, qui faisait ainsi écho à la position d’une partie des Etats membres pour qui, en ces temps de guerre, la priorité doit être de préserver l’unité de l’UE et des Etats-Unis aux côtés de l’Ukraine. Ainsi, les Pays-Bas rappellent que l’UE fournit, elle aussi, beaucoup d’aides (plan de relance européen, fonds de cohésion…) à ses entreprises. « Nous nous réjouissons que les Etats-Unis investissent plus dans la transition écologique », commente pour sa part le ministre suédois du commerce, Johan Forssell.

Berlin, traditionnellement très atlantiste, mais dont l’industrie redoute les conséquences de l’IRA, s’est rapproché, ces derniers jours, du camp français. A Bercy, le 22 novembre, Bruno Le Maire et son homologue allemand, Robert Habeck, ont assuré être « sur la même ligne » face à l’IRA. Avec ce plan de subventions massives, les Etats-Unis se mettent dans les pas de la Chine, a jugé le ministre français, avant de prévenir : « Il ne faut pas que l’Europe soit le dernier des Mohicans. »